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Les accords du Latran du 11 février 1929 signés entre l’état italien et le Saint-Siège étaient composés de deux documents: le traité politique où l’Etat italien reconnaissait la pleine propriété et l’autorité souveraine du Saint-Siège sur l’Etat de la Cité du Vatican et le concordat qui faisait de la religion catholique, apostolique et romaine la seule religion officielle de l’Etat italien.

En 1948, l’Italie modifia sa constitution en reconnaissant l’égalité des individus indépendamment de leur religion et abolit de facto la religion d’Etat. L’abolition fut officialisée en 1984 par un protocole additionnel qui revoyait en conséquence les accords du Latran et qui fut confirmé par la Cour constitutionnelle faisant de la laïcité le principe suprême de l’Etat.

La nouvelle convention, qui fut signée le 18 février 1984 entre le président du Conseil italien, Bettino Craxi, et le cardinal secrétaire d’Etat du Vatican, Agostino Casaroli, établissait que le soutien de l’Etat italien à l’Eglise catholique se ferait par le prélèvement d’une fraction (0.8%) de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, attribué soit à l’Etat (pour des causes sociales), soit à l’Eglise (à des fins de charité), en fonction du choix exprimé par le contribuable dans sa déclaration d’impôts.

La convention fut définitivement scellée au Vatican le 3 juin 1985, lors de la rencontre entre Craxi et le pape Jean-Paul II.

Dans les années qui suivirent, l’Italie signa des accords similaires avec l’Eglise chrétienne évangélique, l’Eglise adventiste du septième jour, l’Eglise évangélique vaudoise, l’Eglise évangélique luthérienne et la communauté juive. Depuis 2013, cinq nouvelles confessions furent ajoutées: l’Union chrétienne évangélique baptiste, l’Archevêché orthodoxe grec, l’Eglise apostolique de la Pentecôte, l’Union bouddhiste et l’Union hindouiste. Les Témoins de Jéhovah signèrent l’accord en 2007 et sont encore en attente de la ratification du parlement. Quant aux Mormons, ils reçurent l’approbation du parlement, mais refusèrent de participer à la division des fonds.

Lorsque le contribuable ne mentionne pas son choix, sa part est répartie entre les bénéficiaires au prorata des choix exprimés. De 1990 à 2007, une moyenne de 42,73% des contribuables exprimèrent leur choix. Pendant la même période, il y eut une augmentation graduelle du pourcentage de ceux qui choisirent l’Eglise catholique et une diminution correspondante de ceux qui choisirent l’Etat. Malgré tout, le nombre de ceux qui choisissent l’Eglise catholique est nettement inférieur à celui d’Italiens qui se déclarent catholiques.

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