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Gabriele Rossetti naquit le 18 février 1783 à Vasto dans le royaume des Deux-Siciles. Très jeune, il improvisa des vers dans le style classique grec, suivant la tradition instaurée par l’Académie d’Arcadie, au point qu’il fut surnommé le Tyrtée de l’Italie. Au début du XVIIIe siècle, sous l’occupation du royaume par les Français, il fut nommé conservateur des marbres et des bronzes antiques du musée de Naples et devint l’un des poètes attitrés du Théâtre San Carlo pour lequel il composa plusieurs livrets d’opéra.

Suite au Congrès de Vienne de 1815, la monarchie des Bourbons fut rétablie à Naples et le royaume connut plusieurs soulèvements populaires en 1820. Rossetti soutenait le mouvement des insurgés et ses poèmes étaient imprégnés de thèmes patriotiques qui provoquèrent son exil en 1821. Il s’installa pendant trois ans sur l’île de Malte, puis partit à Londres en 1824 où il devint professeur de langue et littérature italiennes au King’s College. Il occupa ce poste jusqu’en 1847 lorsqu’il fut atteint d’une grave maladie qui le rendit aveugle. Il mourut le 24 avril 1854 et fut enterré au cimetière de Highgate.

Il publia plusieurs recueils de poèmes qui mélangent violence jacobine et passion religieuse dans une sentimentalité lyrique: Odi cittadine (1820), Iddio e l’uomo (1833), Il veggente in solitudine (1846) et L’arpa evangelica (1852). Il fut également l’auteur de plusieurs ouvrages de critique littéraire, en particulier sur Dante Alighieri et La Divine Comédie, dans lesquels, en adoptant une clef d’interprétation maçonnique et anti-cléricale, il soulignait comment le poète du XIVe siècle soutenait une réforme de l’Eglise anti-papale (Commento analitico alla « Devina Commedia »Ragionamenti sulla Beatrice di Dante et Sullo Spirito antipale che produsse la Riforma). En 1840, il publia Il mistero dell’amor platonico del medio evo derivata da misteri antichi en cinq volumes.

Rossetti participa à L’éco di Savonarole, une feuille mensuelle d’inspiration évangélique publiée à Londres dès 1847 par des exilés italiens qui désiraient entreprendre une réforme interne de l’Eglise de Rome. Il y publia quelques années avant sa mort un article sur le papisme romain, étudié dans son double sens dogmatique et politique.

Il laissa à sa mort deux autobiographies inédites intitulées La vita mia et Il testamento. Ces autobiographies furent traduites, annotées et publiées en anglais par son fils William Michael Rossetti. En 1910, l’écrivain Domenico Ciampoli les publia pour la première fois en italien en un seul volume. Les originaux sont conservés à la bibliothèque du Musée du Risorgimento au Vittoriano à Rome.

Rossetti se maria avec l’écrivain Frances Polidori, fille de l’exilé et écrivain italien Gaetano Polidori et soeur de John William Polidori, l’ami et le médecin de Lord Byron. Le couple eut quatre enfants, tous écrivains ou poètes: Maria Francesca, Dante Gabriel, William Michael et Christina Georgina.

Gabriele Rossetti - Author: dorli.it

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