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Battaglia del Volturno

N.B. Cet article est le cinquième d’une série de six sur l’Expédition des Mille.

Une fois la Sicile conquise, Giuseppe Garibaldi voulait continuer l’expédition sur le continent. A Turin, le premier ministre Camillo Cavour, plus prudent, aurait préféré d’abord sécuriser la conquête par un plébiscite, mais le roi Victor-Emmanuel II, bien que soutenant officiellement son premier ministre, encourageait en privé Garibaldi à passer le détroit de Messine.

Malgré le manque de soutien de Cavour qui interdit aux troupes régulières du Piémont de démissionner pour rejoindre les volontaires garibaldiens, Garibaldi débarqua en Calabre, à Melito di Porto, le 19 août et commença la remontée de la botte italienne en direction de Naples. Son armée, composée maintenant de 20 000 hommes, rencontra peu ou pas de résistance de la part des forces des Deux-Siciles. En effet, des régiments entiers de l’armée des Bourbons se débandèrent ou passèrent dans les rangs des insurgés. Le 30 août à Soveria Mannelli, le général Giuseppe Ghio à la tête de plus de dix mille hommes se rendit sans combattre aux volontaires menés par le général calabrais Francesco Stocco.

Le 2 septembre, Garibaldi entra à Rotonda, en Basilicate, et la traversa sans rencontrer de résistance. Le 5 septembre, le roi Francesco II des Deux-Siciles quitta Naples pour éviter des émeutes et des pertes humaines inutiles et pour sauver la ville de la destruction. Avec les troupes qui lui étaient restées fidèles, il prit la direction de la plaine du Volturno, entre les forteresses de Gaeta et de Capoue. Son ministre de l’intérieur, Liborio Romano maintint l’ordre public et invita les Garibaldiens à prendre possession de la ville. Le 7 septembre, Garibaldi entra dans Naples où il fut accueilli en libérateur.

Quelques jours plus tard, l’armée des Mille se dirigea vers la plaine du Volturno pour une ultime confrontation avec les Bourbons. Ces derniers avaient la supériorité numérique, mais les Garibaldiens étaient commandés par des militaires de valeur, surtout Garibaldi qui sut faire preuve d’une remarquable intuition tactique. Durant sept jours, du 26 septembre au 2 octobre, les deux adversaires s’affrontèrent et les forces de Garibaldi furent mises à mal par les troupes du roi, menées par Giosuè Ritucci, qui firent preuve d’un héroïque courage. Les Garibaldiens, aidés par des bataillons du Piémont qui, entre-temps avaient traversé et conquis la Romagne, les Marches et l’Ombrie, emportèrent la victoire le 2 octobre et les dernières forces de Francesco II se replièrent vers le nord.

Garibaldi voulait continuer sur Rome, mais cette fois, Victor-Emmanuel II l’en empêcha et suivit les conseils de Cavour d’organiser des plébiscites, afin d’éviter une confrontation avec la France, protectrice des Etats pontificaux. Le 21 octobre, la Sicile et les territoires du royaume des Deux-Siciles sur le continent votèrent favorablement, avec une forte majorité, leur intégration dans le royaume de Sardaigne. Une dernière rencontre attendait encore Garibaldi et mettrait fin à l’Expédition des Mille: la rencontre avec Victor-Emmanuel II.

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