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Anno Santo 1950

Le 26 mai 1949, le pape Pie XII promulga une bulle pontificale, Iubilaeum Maximum, pour annoncer l’année sainte 1950. Le jubilé intervenait quelques années après les terribles événements provoqués par la Seconde Guerre mondiale, la division du monde en deux blocs et la guerre froide qui en découla. Dans ses prières, le pape espérait « que l’année sainte soit pour tous une année de purification et de sanctification, de vie intérieure et de réparation, l’année du grand retour et du grand pardon ». Il définit comme objectif de faire pénitence et de prier pour le retour au Christ de tous ceux qui s’étaient séparés de lui. Par ailleurs, il appelait à la paix universelle, en particulier en Terre Sainte, et à l’aide aux personnes dans le besoin.

Il invita tous les fidèles à se rendre à Rome, sachant combien les conditions de voyage étaient difficiles dans l’Europe d’après-guerre, mais rappelant que ce sacrifice était digne du salut éternel, surtout en comparaison de toutes les difficultés que les hommes sont capables de surmonter lorsqu’il s’agit de gains terrestres. Il promit une indulgence plénière à tous ceux qui visiteraient les quatre basiliques majeures (Saint-Jean-de-Latran, Saint-Pierre du Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs et Sainte-Marie-Majeure) et y prieraient avec sincérité, et accorda des exemptions aux malades et aux invalides. Il insista pour que les pèlerinages ne soient pas de simples excursions laïques, mais motivés par des idéaux pieux.

Durant cette année sainte, le 1er novembre, il proclama le dogme Munificentissimus Deus de l’Assomption de la Vierge Marie au ciel: « En l’autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par notre propre autorité, nous prononçons, déclarons, et définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste. »

Par ailleurs, le 24 juin 1950, il canonisa en présence de sa mère, Assunta Carlini, et de son assassin, Alessandro Serenelli, la Martyre de la pureté, Maria Goretti, assassinée en 1902.

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