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Jusqu’au XIXe siècle, le monde autour de nous se mesurait officiellement en terme de longueur, de masse et de temps. Le système CGS (centimètre, gramme, seconde) adopté par la British Association en 1873 permettaient en effet d’exprimer toutes les grandeurs de la mécanique. Il était possible d’exprimer également les grandeurs électriques en fonction des grandeurs de la mécanique, mais suivant la relation choisie pour relier l’électricité à la mécanique, on obtenait deux systèmes différents: CGS électrostatique et CGS électromagnétique.

En 1901, pour unifier les deux systèmes d’unités, un physicien italien, Giovanni Giorgi, proposa à l’Associazione Elettrotecnica Italiana (AEI) un nouveau système: en ajoutant aux trois grandeurs fondamentales de la mécanique (longueur, masse et temps) une quatrième grandeur fondamentale issue de l’électricité, telle que l’ampère ou l’ohm, on obtenait un nouveau système quadri-dimensionnel cohérent (toutes les unités dérivaient des unités fondamentales sans coefficient autre que 1) contrairement aux systèmes électrostatique et électromagnétique.

Ce n’est qu’en 1946 que cette proposition fut acceptée par la Commission électrotechnique internationale sous le nom de Système Giorgi ou Système MKSΩ (Mètre, Kilogramme, Seconde, Ohm). En 1960, l’ohm fut remplacé par l’ampère, trois nouvelles unités furent ajoutées (température thermodynamique, le kelvin; quantité de matière, la mole; et intensité lumineuse, la candela), et le Système Giorgi fut remplacé par le Système international d’Unité (SI).

Giovanni Giorgi naquit en 1871 à Lucca et obtint son diplôme d’ingénieur en 1893. De 1897 à 1906, il dirigea diverses compagnies d’équipements électriques et mécaniques  à Rome et c’est en parallèle à ces activités qu’il développa son système quadri-dimensionnel. En 1912, il fut parmi les premiers à proposer une nouvelle théorie qui puisse satisfaire le principe de relativité générale du mouvement et le principe d’équivalence. A partir de 1913, il devint professeur de physique, de mathématiques et d’électrotechnique à l’université de Rome. Il mourut en 1950 à Livourne.

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