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Les fondations du village d’Alatri datent d’environ 1 500 ans av. J.-C. Ses habitants faisaient partie des Herniques et traitaient sur des bases égales avec les Latins. Lors de la deuxième guerre samnite, entre 327 et 306 av. J.-C., Alatri resta fidèle à Rome, contrairement aux autres cités herniques, ce qui lui valut d’être élevée au statut de municipe libre.

Senatus PopulusQue Alatrinus (SPQA)

Le christianisme arriva très tôt dans la région, vers l’an 60, et la ville fit partie des plus anciens évêchés de la période constantinienne. A la chute de Rome, elle tomba dans les mains des barbares, puis fut sous l’influence des évêques. Au XIe siècle, elle servit de refuge au pape Urbain II, chassé de Rome par l’antipape Clément III, et en 1132, elle accueillit les reliques du pape Sixte Ier. Au XIIIe siècle, elle devint une commune libre gouvernée par des consuls, puis par des maires, mais toujours sous l’autorité des évêques et du pape. Dans les siècles qui suivirent, elle prospéra et s’agrandit en conquérant les territoires des villes voisines. En 1434, elle accepta la souveraineté du pape et lui restera toujours fidèle, même lors de la proclamation de la République romaine en 1798.

Alatri a des fortifications très bien conservées construites en blocs de calcaire. Elles enserrent le haut de la colline où se trouvait l’acropole. La cathédrale de Saint-Paul a été construite sur les fondations d’un ancien temple dédié à Saturne. Une première église avait été construite en l’an mille, mais lorsque les reliques de Siste Ier furent transférées à Alatri, elle fut rénovée et agrandie. La façade actuelle et le clocher furent ajoutés au début du XIXe siècle. Lors de sa visite au diocèse en 1850, le pape Pie IX distingua l’église en lui accordant le titre de basilique mineure.

Au pied de la colline se tient la vieille ville, enserrée dans des remparts long de quatre kilomètres. La vieille ville comprend plusieurs monuments religieux, dont l’église de Santa Maria Maggiore. Elle fut construite au Ve siècle sur les ruines d’un temple dédié à Vénus, puis fut rénovée dans le style roman et reçut des décorations gothiques au XIIIe siècle. A l’intérieur se trouve une statue de bois de la Madone de Constantinople réalisée par un artiste inconnu probablement à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. La statue se trouve entre un polyptyque en bois composé de deux panneaux latéraux représentant douze scènes de la vie du Christ et de la Vierge. L’ensemble est une magnifique oeuvre d’art sacré d’influence byzantine.

Une autre curiosité de la ville est l’église de San Francesco, construite par les franciscains à la fin du XIIIe siècle dans le style gothique: elle contient un fragment du manteau de saint-François d’Assise, donné à la ville par le saint lui-même en 1222.

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