Étiquettes

Goffredo Mameli ne vécut qu’une vingtaine d’années, pourtant pas un seul Italien ne connaît pas son nom ou les mots qui composent son plus célèbre poème.

Il naquit en 1827 d’une famille d’aristocrates sarde et fit ses études à Gênes. Très jeune, il se fit connaître pour son talent littéraire et pour ses actions patriotiques. En mars 1848, il organisa une expédition de trois cents volontaires pour soutenir les insurgés de Milan contre la domination autrichienne. Giuseppe Garibaldi, qui entendit parler de ses exploits, l’enrôla dans son armée avec le grade de capitaine.

Après l’armistice du 9 août 1848, il retourna à Gênes où il fut engagé comme directeur du journal Diaro del Popolo qu’il utilisa comme plateforme pour diffuser ses positions patriotiques.

Durant l’automne 1848, il partit à Rome pour collaborer avec Pellegrino Rossi à son programme de réformes, puis se rendit à Florence pour essayer d’organiser un état unique entre la Toscane et Rome. En mars 1849, il était de retour à Rome pour défendre la ville contre le corps expéditionnaire français appelé par le pape Pie IX en exil. Lors de la fin du siège de Rome en juin 1849, il fut accidentellement blessé à la jambe par la baïonnette d’un de ses camarades. La blessure n’était pas grave, mais elle s’infecta et il dut être amputé. Malgré cela, le 6 juillet, il mourut de l’infection provoquée par sa blessure.

En 1847, il avait écrit un poème intitulé Il Canto degli italiani, qui fut mis en musique par le compositeur génois, Michele Novaro. Lors de l’unification d’Italie, ce fut la Marcia Reale qui fut choisie comme hymne du nouveau royaume, mais à l’instauration de la République italienne en 1946, Il Canto degli italiani fut choisi provisoirement comme hymne national. Ce n’est qu’en 2006 que la constitution italienne fut modifiée pour en faire l’hymne officiel. A noter que lors de l’Exposition universelle de Londres en 1862, Giuseppe Verdi, dans son Hymne des Nations, choisit de mettre Il Canto degli italiani aux côtés de la Marseillaise et du God Save the Queen, et non la Marcia Reale.

Lien externe

Publicités