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Le Corriere Adriatico fut fondé le 5 octobre 1860 à Ancona, quelques jours après la bataille de Castelfidardo, lorsque les troupes piémontaises défirent les troupes pontificales. Le commissaire extraordinaire des Marches, Lorenzo Valerio, ferma le journal papal il Piceno et en créa un nouveau, Il Corriere delle Marche, dédié à la diffusion des décrets, ordonnances et dispositions du gouvernement italien. Peu de temps après, la direction fut reprise par le poète et ami de Garibaldi, Luigi Martinelli, qui en fit l’organe de diffusion du parti Libéral. A la fin du XIXe siècle, Giacomo Vettori en devint le directeur, mais il se retira lorsque le journal changea de propriétaire. Il fonda un nouveau journal, L’Ordine, qui reprit la ligne politique modérée et conservatrice d’Il Corriere delle Marche. En 1926, L’Ordine et Il Corriere delle Marche, qui entre-temps avaient fusionné, reçurent un nouveau nom: le Corriere Adriatico.

A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le journal changea à nouveau de nom et devint pendant près de trois décennies la Voce Adriatica. Le 24 avril 1971, finalement, il retrouva le titre de Corriere Adriatico, sous lequel il est encore connu de nos jours. Le journal gagna rapidement une large gamme de lecteurs et devint le premier quotidien de la région en termes de tirage.

En 2004, il rejoignit le groupe Caltagirone Editore. Il fut doté d’un nouvel équipement technologique pour améliorer le papier et reçut un nouveau graphisme multicolore: rouge pour les nouvelles nationales et régionales, bleu pour les nouvelles locales, moutarde pour les spectacles et la culture, et vert pour le sport. Son siège éditorial est à Ancona, avec des antennes dans les villes d’Ascoli Piceno, Fermo, Macerata et Pesaro.

Pour la petite histoire, après tous ces changements de nom, il est appelé populairement le bugiardo (le menteur) à cause de son manque d’attention à la véracité des faits…

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