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Perché sur un éperon rocheux, un des plus vieux châteaux de la Vallée d’Aoste dresse fièrement sa tour qui semble sortir d’un conte merveilleux. C’est en 1191 que l’on trouve pour la première fois mention de cet édifice et il appartenait à la famille De Sancto Petro qui lui a donné son nom. Dans les siècles qui suivirent, il passa successivement aux mains des maisons de Quart, de Savoie et de Challant qui construisirent des nouveaux bâtiments et apportèrent des modifications en fonction de leurs goûts et besoins. Ses fondations et ses deux tours datent certainement de la fin du XIIe siècle, alors que ses remparts à créneaux en queue d’hirondelle sont typiques du XIIIe ou XIVe siècle comme signe de ralliement au parti des gibelins. Au XVIIe siècle, Pietro Filiberto de Roncas l’acheta et l’agrandit pour le transformer en une luxueuse résidence.

Son aspect actuel lui fut donné par le baron Emanuele Bollati. Lorsqu’il l’acquit en 1873, le château était dans un état de délabrement suite à des années de négligence. Bollati mandata l’architecte Camillo Boggio pour le restructurer et le restaurer. Ce fut ce dernier qui ajouta au donjon central les quatre petites tours angulaires, liées entre elles par une passerelle supportée par une série d’arcades, qui donnent à l’ensemble son aspect fantastique.

Au pied du château, sur le versant méridional de l’éperon, se trouve l’église de Saint-Pierre, reconstruite en 1872 sur les fondations de plusieurs églises antérieures, dont la plus ancienne remonte à l’an mil. Entre l’église et le château, le clocher roman date du XIIe siècle.

Actuellement, le château appartient à la commune de Saint-Pierre et, depuis 1985, il abrite le musée régional des sciences naturelles.

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