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Diabolik est un personnage de bande dessinée italienne créé par les soeurs Angela et Luciana Giussani en 1962. C’est un anti-héros impitoyable et cruel, un criminel qui vole et tue froidement, mais qui s’adoucit légèrement au fil des ans.

On ne connait ni ses origines, ni sa véritable identité. Orphelin, il aurait été recueilli par une bande de truands qui lui auraient tout appris pour devenir un des leurs. A un certain point, il aurait tué le chef de la bande et serait ainsi devenu Diabolik, prenant son nom de la panthère noire appartenant à son prédécesseur. Il aurait fait un passage en Asie, où il aurait appris les arts martiaux, le lancer du poignard et l’art du déguisement. A un moment, il aurait rencontré son sosie, Walter Dorian, criminel de grand chemin, qui aurait tué tous ses compagnons. Diabolik l’aurait alors tué pour se venger et aurait usurpé son identité, sa fortune et sa Jaguar E-type.

Dès le premier volume, Diabolik croise la route de l’inspecteur Ginko avec lequel il s’engagera dans un duel sans fin. Les deux autres protagonistes récurrents de la bande dessinée sont la splendide Eva Kant, maîtresse et complice de Diabolik, et la duchesse Altea di Vallenberg, petite amie de Ginko. Le jeu entre les personnages se répète volume après volume, que ce soit la chasse entre Diabolik et son alter-ego Ginko ou la passion amoureuse entre Diabolik et Eva. Le personnage de Diabolik va évoluer au contact d’Eva: il passera du criminel cruel et impitoyable à une sorte de Robin des Bois qui tue les méchants tout en volant froidement l’argent et les bijoux des riches pour se financer une vie confortable et acheter des armes technologiques de pointe en prévision de ses futurs larcins. Quant à Eva, elle a un rôle assez inhabituel pour une femme dans les années 1960, car elle n’est pas soumise à Diabolik et sait se rendre indispensable. Les deux criminels sont les maîtres du déguisement. Diabolik aurait ramené de son séjour en Asie une substance qui permet de fabriquer des masques imitant parfaitement le grain de la peau. Le couple peut ainsi encore et toujours échapper aux griffes de l’inspecteur Ginko.

Le premier volume se passe à Marseille, mais dès le second volume, l’action est transférée dans l’état fictif de Clerville, principalement dans la ville de Clerville. Clerville se trouve en Europe, car depuis 2002, la monnaie est l’euro. Avant 2002, la monnaie n’était pas mentionnée, mais sa valeur correspondait à la lire italienne. L’état de Clerville fournit un arrière-plan varié aux aventures de Diabolik, de la mégapole au petit village de pêcheurs. En novembre 2005, la maison d’édition Astorina a publié un guide touristique qui contient la carte entière de l’État et de sa capitale, avec toutes les références aux quelques sept cents épisodes de Diabolik.

Diabolik n’aime pas particulièrement les armes à feu. Il leur préfère le poignard, les flèches anesthésiantes, les gaz narcotiques ou les poisons. Ses caches sont défendues par des trappes mortelles, des murs mobiles, des lance-flammes, des explosifs, des couteaux ou des pièges électriques. Il inspire la terreur grâce à son déguisement, un costume noir moulant et un masque qui ne laisse apparaître que ses yeux et ses sourcils. Sa gloire est telle qu’il est appelé le Roi de la terreur, l’Assassin aux mille visages, le Génie du crime ou le Génie de l’évasion.

Les aventures de Diabolik sont publiées mensuellement en format de poche et sont traduites dans de nombreux pays à l’étranger. Le héros a inspiré de nombreux clones, des films, des dessins animés et des jeux. Son plus célèbre fan est le mafioso Matteo Messina Denaro, surnommé entre autres “Diabolik”, qui à l’âge de 20 ans, voulait faire comme son heros en adaptant deux mitraillettes sur les pare-chocs de son Alfa Romeo 164.

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