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D’abord colonie grecque sous le nom de Dicearchia, cette petite ville acquit son nom actuel sous la colonisation romaine au IIe siècle av. J.-C. Rapidement, elle devint un grand port romain et on y trouve encore les vestiges d’un amphithéâtre flavien (un des plus grands du monde avec le Colisée à Rome et ceux de Capoue et d’El Jem en Tunisie), d’un stade, de thermes et d’un marché, très bien conservés grâce à un phénomène volcanique appelé bradyséisme qui désigne un lent changement du niveau du sol par rapport à la mer.

Au début de notre ère, le sol s’est petit à petit abaissé. Le marché s’est enfoncé dans les flots et est resté submergé pendant des siècles, jusqu’à l’époque moderne. En plus, les empereurs Claude et Néron ont signé le déclin de la ville lorsqu’ils ont ouvert le port d’Ostia en 70 après J.-C. Dans les siècles qui suivirent, le sol a continué à descendre, ce qui a provoqué le reflux des habitants en direction des hauteurs, au lieu dit Rione Terra. Mais tout récemment, entre 1970 et 1972, suite à une période de bradyséisme, le sol s’est soulevé de 170 cm, provoquant d’importants dégâts à Rione Terra et l’évacuation de ses habitants vers de nouveaux quartiers construits à la hâte, et entre 1982 et 1984, le sol est encore remonté de 180 cm. L’ancien quai du port est actuellement si élevé qu’il a fallu en construire un nouveau deux mètres plus bas. C’est lors de ces deux remontées que les ruines romaines ont surgi presque intactes. Pendant des siècles, elles avaient été préservées des pillages dans leur écrin aquatique.

Quelques personnages célèbres sont associés à Pozzuoli: en 78 av. J.-C., un an après son retrait de la vie politique, le magistrat romain Sylla y décéda dans sa villa de campagne. En 37 av. J.-C., Caligula aurait fait construire un pont flottant entre Pozzuoli et Baiae, car l’oracle lui avait prédit qu’il aurait aussi peu de chance de devenir empereur que de traverser la baie de Baiae à cheval. Paul de Tarse s’y arrêta quelques jours en 61 alors qu’il était amené à Rome en tant que prisonnier. San Gennaro y aurait accompli des miracles avant son exécution dans le volcan Solfatara en 305. A 26 ans, en 1736, le merveilleux Giovanni Battista Pergolesi y mourut de tuberculose. Et dans les années 30 et 40, l’actrice Sophia Loren y passa sa jeunesse.

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